Les histoires d'un criminel ambitieux. — The Vendini Show
Salut, les vendinautes, et bienvenue dans ce nouvel article, consacré aux grands, et seuls, héros fantastiques que j’ai créés : les PROTECTEURS DE SAFIREL !
Car il faut que vous le sachiez. Avant d’être les personnages que vous avez découverts durant cet été, les Protecteurs de Safirel étaient une simple divagation d’un esprit jeune et pas rebelle du tout, mais assurément jeune. Avant d’être les Protecteurs de Safirel, les Protecteurs de Safirel étaient… les Protecteurs de Tamriel. Si vous désirez un court résumé de cette honteuse période de ma vie, allez lire la deuxième partie du documentaire sur la création de Vendini (La parenthèse fantastique).
Pour ceux qui sont encore là… c’est parti… Ah oui, cet article, et celui qui portera sur le diabolique Arkz, sera divisé en plusieurs sous-parties (cinq très précisément), pour plus de clarté dans la chronologie et l’évolution.
I- LES PROTECTEURS DE TAMRIEL
Durant l’été 2007, je m’étais lancé avec un copain le pari de créer une histoire incluant la bande de copains qu’on avait en tant que héros (je dis plus facilement copains qu’amis, car copains, c’est cool). Ça devait être une courte histoire d’une quinzaine de pages, et l’intrigue devait se dérouler dans le monde du jeu The Elder Scrolls IV : Oblivion. Que voulez-vous, quand on est jeune, l’imagination, on l’a, mais on n’est pas capable de s’en servir. Et je suis pas Christopher f*cking Paolini. À mon grand regret.
Mon copain est donc parti dans son délire, et moi dans le mien. Et c’est de là qu’est venue ce que j’appelle LA SAGA DE LA HONTE. Les Protecteurs de Safirel, c’est 6 amis (woooooow le mot “ami” !), Quentin, Lauriane, Anaïs, Mickaël, Odhran et Thomas (me cherchez pas dans l’équipe, je suis le narrateur) qui sont propulsés comme par magie, comme le veut la tradition de la non-originalité, dans le monde fantastique de Cyrodiil, pays dans lequel se déroule l’intrigue du jeu cité plus haut.
Pour sortir de là, nos charmants amis (woooooow) décident qu’ils doivent accomplir une quête. Mais pas n’importe quelle quête. Genre, une quête trop balèze mastoc qui les renverra à coup sûr chez eux car les dieux verront qu’ils sont carrément doués. Ils tombent donc sur une invasion de démons, et face à leur plus mortel ennemi. Le rusé, le diabolique, le machiavélique, le pompeux et malhabile Arx Fatalis… qui n’est ni plus ni moins qu’un Docteur Fatalis piqué des FF, moins la technologie. Bref, nos héros le vainquent et récupèrent son masque comme trophée. Et c’est à partir de là que les choses se corsent véritablement. Car Thomas, qui étudiait les pouvoirs magiques du masque, est corrompu par son influence maléfique, et devient le deuxième Arx Fatalis. Et l’auteur, qui étudiait tout court, est corrompu par les influences de sa culture pop et vidéoludique, et devient emballé par son début d’histoire.
Les aventures des Protecteurs de Tamriel (Cyrodiil, c’est un pays, Tamriel, c’est un continent. Ça sonnait mieux Tamriel) sont donc découpées en saisons, elles-mêmes découpées en 6 épisodes chacune (ça vous rappelle rien, comme concept ?). Je n’arrivais jamais à porter un épisode au-delà de trois pages, c’est donc par défaut que les Protecteurs de Tamriel se sont cantonnés à un format de 18 à 21 pages. Et ils en ont vécu, des aventures ! Même si l’équipe éprouvait de minimes changements par-ci par-là, notamment avec l’addition de personnages secondaires, telle que Luna, elle est toujours parvenue à conserver un line-up simple.
Les aventures des PdT se partagent donc en trois séries :
II- LES NOUVEAUX PROTECTEURS DE TAMRIEL
En tout et pour tout, l’écriture des PdT/RdC m’a pris à peine plus d’un an. Mon histoire étant achevée, je suis passé à autre chose. Notamment au retour de Vendini (voir Six pieds sur terre) et à l’écriture épisodique de quelques nouvelles. Et pis un jour, une petite voix a fait dans ma tête “… hello ?”, et je sus qu’il était temps. Temps de recommencer.
Les Nouveaux Protecteurs de Tamriel virent le jour en 2010. Et ils étaient la suite directe de la fin de la troisième série des PdT. Enfin, quasi-directe, car elle se déroulait quelques quarante ans plus tard. Mickaël, toujours dans le monde fantastique, rappelons-le, a monté une agence de mercenaires baptisée LES PROTECTEURS DE TAMRIEL, et il passe son temps à picoler, apprendre aux jeunes à se battre, et picoler. Depuis la fin de la troisième série, plus rien n’a d’importance pour lui, car Luna, la femme qu’il aimait, est morte lors de la série 2 (bon en fait c’est plus complexe car avec le retour dans le temps de Kerek, elle est toujours théoriquement vivante, mais n’a jamais eu l’occasion de rencontrer les PdT).
Le line-up actuel est alors conçu avec des personnages entièrement originaux, qui se nomment Hélène, Lehan, Topaz, Ravena (nom générique pour les gonzesses) et Salieri (parce que c’est cool, comme nom, Salieri). Ils sont engagés par un mystérieux individu encapuchonné pour aller récupérer une relique magique à Dreadstadt, l’ancienne citadelle d’Arx Fatalis : son sceptre, dans lequel il a versé une immense partie de ses pouvoirs. Eh ouais, c’était l’occasion de faire du nouveau sur de l’ancien. Le format classique des PdT, à savoir 6 épisodes pour environ une vingtaine de pages, est respecté, les personnages sont carrément survolés, à part Mickaël, mais l’intrigue est en revanche bien plus sombre et sérieuse. Pour faire court, les NPdT se rendent à Dreadstadt, et tombent sur les vestiges de l’ultime bataille opposant Fatalis à ses ennemis de toujours (à la fin de la série 3). Ils rencontrent une gardienne étrange du nom d’Azkha Vindi, qui travaille pour le maître des lieux : Khaoss. Gagné, c’est le bad guy des NPdT. Khaoss possède le sceptre de Fatalis, et il désire s’en servir pour libérer les Titans, les véritables propriétaires du masque de l’ex-comte. C’est une intrigue qui m’a depuis beaucoup servi pour le reboot des PdT, et bien sûr pour les Protecteurs de Safirel. Mais je reviendrai là-dessus dans la partie suivante. Pour faire court, Khaoss est vaincu à la fin, Azkha meurt, Salieri meurt, et le sceptre est perdu à jamais.
La série 1 des NPdT devait comporter 3 saisons, bien que je n’en aie rédigé que deux complètes. Dans la saison 2, le Duc de Salieri, ayant appris la mort de son fiston bien-aimé, vient prendre sa revanche sur les héros, leur jurant qu’il les fera traquer jusqu’aux confins du monde s’il le faut. Sur ces entrefaites arrive Khaoss, bien équipé de son sceptre, et accompagné d’Azkha Vindi et de ses trois sœurs, Ofidia, Bella, et Zalma. Et là, c’est la débandade, d’autant plus que Mickaël s’enfonce dans l’alcoolisme et commence à voir de nombreuses hallucinations du comte Arx Fatalis. Dans leur fuite, les héros rencontrent Falsus Impera, un ancien membre de l’équipe reconverti politicien.
La troisième saison devait relater la chute finale de Khaoss, qui acquiert des pouvoirs fantastiques grâce aux Titans. Bon, c’est un méchant, son contrat stipule qu’il n’a pas le droit d’en faire usage longtemps. C’était l’idée. La série qui devait suivre aurait dû compter l’invasion du pays par un peuple serpentin également rattaché aux Titans. Falsus Impera se serait révélé être une version réincarnée de la haine d’Arx à l’égard de ses éternels adversaires. Hé, j’avais préparé plein d’affiches, j’ai le droit de rêver ! Enfin… Même si tout ceci n’a jamais été concrétisé, ça a tout de même servi au reboot qui a suivi.
III- LE REBOOT
En effet, je me suis vite rendu compte que je perdais le peu d’intérêt que j’avais à faire la suite des Protecteurs qui n’étaient plus d’actualité. Un jour que je parlais avec Mickaël, l’idée est revenue sur la table comme ça, et ensemble, on a travaillé à la résurrection de nos héros favoris.
Le line-up a été le plus important, car il devait absolument être modifié. Exit Thomas et Anaïs, welcome Thibault, et, surtout, Grosmanu ! Finies les saisons, finis les épisodes, welcome tomes et chapitres !
Le principe était de faire un semblant de parodie des jeux de role-play, comme il en existe déjà des dizaines d’autres, telles la web-série Noob et la série audio Reflets d’Acide, pour n’en citer que deux. Mickaël et moi avons listé les compétences de chaque personnage, leurs pouvoirs, et avons décidé de leur donner des pouvoirs d’origine magique et des pouvoirs d’origine démoniaque. L’usage de ces pouvoirs les amenait progressivement à perdre la raison et à se transformer en une version maléfique d’eux-mêmes. Les aventures des PdT rebootés se déroulent sur six tomes, au nombre de chapitres variables :
Enfin, sur une note plus amusante, Grosmanu a temporairement eu droit à sa propre mini-série, intitulée Les chroniques de Grosmanu, et mettant en scène notre bovidé bougon favori dans diverses situations plus ou moins logiques et plus ou moins loufoques. Il faut dire aussi que le succès de Georges y a beaucoup contribué…
IV- LES PROTECTEURS DE SAFIREL (ENFIN !)
Et voilà comment nous sommes arrivés aux Protecteurs de Safirel. Leur existence, d’ailleurs, ne doit sa possibilité qu’à l’occasion du concours jeunesse Gallimard 2012. Je suis arrivé 4ème ex-aequo avec 3000 autres participants, mais là n’est pas l’intérêt.
Grâce à ce concours, j’ai enfin pu m’affranchir d’un univers qui n’était pas le mien, et de personnages qui faisaient râler leurs modèles dès qu’ils faisaient un truc de travers. Le pays fut donc entièrement revu et baptisé Safirel, les races réinventées, et l’histoire du monde totalement remaniée.
Au départ, il y avait une entité sans nom, qui créa tout l’univers. Pour l’aider dans sa tâche, il engendra les Titans, six êtres fantasmagoriques qui façonnèrent le temps, l’espace, l’obscurité, la lumière, les flammes de la vie et les eaux de l’âme (c’que c’est beau). Mais les Titans développèrent peu à peu une personnalité propre, et décidèrent que vivre, c’était cool, mais, vivre pour régner, c’était carrément mieux. Par conséquent, ils créèrent des êtres inférieurs à eux, les Dieux, pour pouvoir les dominer et avoir une raison d’exister. Les Dieux, à leur tour, créèrent la magie et la vie, plus ou moins à leur image. Bon, bien sûr, à part les animaux, naquirent les Saphiroths, qui se déclinèrent eux-mêmes en Elfes, Nains, Orques et Hommes. Après, le sang s’est dilué, et de ces races provinrent les Elfes Noirs, les Gobelins, les Troltigeurs, les Toraniens, les Chouettes, les hommes-lézard au nom impossible, et certainement encore d’autres races. Finalement, les Dieux en eurent un peu juste assez de cette situation. Ils se rebellèrent et enfermèrent les Titans au plus profond du monde. La vie est belle !
Quand l’histoire commence, les dieux sont allés chercher les héros dans une dimension ailleurs, et les ont amenés à Safirel (ouais, parce qu’apparemment, y avait ni plus près, ni plus intelligent à faire) car ils craignent un peu pour leurs petites fefesses : Arkz est l’un des agents du sinistre Prince des Ténèbres, et est chargé de mener son plan à bien, à savoir créer un passage entre le monde de la lumière et le monde des ombres afin de libérer les Titans. Rien que ça ! Après, la suite, vous la connaissez…
Les noms des personnages ont été intégralement revus pour qu’ils puissent être plus évocateurs de leur personnalité. Vincent signifie “triomphant”, Amélie “tendre”, Kieran “sombre”, Mickaël “comme Dieu”, et Arnaud “aigle”, bien qu’Arnaud soit effectivement un nom un peu trouvé à la va-vite, et que Mickaël soit demeuré le même car il correspondait déjà assez bien au caractère prétentieux et donneur de leçons du héros.
V- LES DIFFÉRENTS LINE-UPS
Pour terminer, voici une liste des différents line-ups des Protecteurs de Tamriel/Safirel. J’ai adjoint à chaque membre une très très courte description. Certains personnages ne changent jamais, mais c’est l’intention qui compte :
Et pour finir finir, voici une petite galerie d’illustrations !